.png)
Annelise Stern (née en 1998) est une agent d'artiste, curatrice, conférencière et autrice française spécialisée sur le(s) female gaze(s) et la transmission de ce(s) dernier(s). Cette idée d’un regard féminin (concept développé par Laura Mulvey) propose une approche subversive et introspective qui redéfinit la représentation du corps et de l'identité féminine dans le champ du cinéma et par extension des arts visuels.
Ils parlent de mon expertise






Il y a quelques mois, j'ai fermé ma galerie d'art Art Girls. Je me suis lancée en tant qu’agent indépendant, même si les artistes me disent régulièrement que je suis davantage un manager qu’un agent. Comme dans la musique : un agent place, un manager construit. Aujourd’hui je ne signe plus ni des artistes ni des œuvres, je signe des projets. Je n’ai pas vocation à accompagner une carrière entière. J’accompagne les projets qui ont du potentiel de croissance, de visibilité et d’impact, ceux capables de fédérer un public large, voire européen ou international.
Quelques uns de mes clients





.jpg)
Le marché de l'art a changé, profondément. On n’assiste pas à une crise passagère, mais à un basculement structurel. Le lieu physique, autrefois cœur du dispositif, devient aujourd’hui un outil de communication plus qu’un outil de vente. L’immense majorité des transactions importantes se fait ailleurs : en foires, en ligne, en réseaux directs. Maintenir une adresse coûte cher, mobilise des ressources considérables, et profite surtout aux structures déjà puissantes. Pendant ce temps, des modèles comme Fellowship AI, fonctionnent en clubs de collectionneurs et réalisant l’essentiel de leurs ventes en ligne, surperforment. En Asie, on voit émerger une manière différente de faire circuler l’art, intégrée au lifestyle, décomplexée, agile. Je ne crois pas que ces marchés manquent de maturité ; je pense qu’ils inventent autre chose. Et cette autre chose ressemble davantage à ma manière de travailler aujourd’hui.
J'ai donné des conférences pour





_SylvieCastioni_ArtGirlsGalerie__sheraz_debbich-3887.jpg)
Le projet Marianne(s) de Sylvie Castioni a changé ma vision du marché, opérant ma transition du marché de l’art à la culture. Dans le marché de l’art, on pense en termes de collectionneurs, de rareté, de cote, de visibilité dans un écosystème extrêmement codifié. La question centrale est : qui va acheter ? Dans la culture, la question devient : qui va être touché ? Avec Marianne(s), j’ai vu s’ouvrir des portes : des institutions, des collectivités, des lieux publics, des programmes citoyens, des entreprises, des médias qui ne parlent jamais d’art contemporain… Tout un champ d’opportunités qui ne dépend pas du marché, mais de l’impact. C’est là que j’ai compris l’importance de mettre l’art là où on ne l’attend pas : dans des espaces où il n’est pas filtré par les codes du marché, où il peut rencontrer des publics qui n’auraient jamais franchi la porte d’une galerie, où il peut exister pour autre chose que sa valeur marchande. Le marché de l’art sélectionne. La culture circule.
J'ai exposé dans les lieux / événements suivants






Et mon travail, aujourd’hui, est beaucoup plus puissant sur ce deuxième terrain. Ce nouveau pan de la création m’a aussi fait découvrir tout un éventail de nouvelles sources de revenus pour les artistes : documentaires, conférences, résidences, merchandising, collaborations avec des marques, installations dans l’espace public… Autant de formats qui élargissent leur visibilité autant que leur économie.
_SylvieCastioni_ArtGirlsGalerie__sheraz_debbich-4851%20(1).jpg)
Tous les artistes ne sont pas compatibles avec une agence, de la même manière que tous ne sont pas faits pour la galerie. Certains artistes se vendent très bien dans le marché traditionnel, mais proposent des univers trop engagés, trop institutionnels ou trop niche pour fonctionner auprès du grand public ou des marques. À l’inverse, d’autres artistes, plus populaires, peinent à intéresser les galeries, mais trouvent un écho réel dans des projets transversaux, des collaborations ou des formats hybrides. Mon rôle est précisément de comprendre où un artiste peut créer de la valeur et de l’impact. Ceux qui m’ont suivi tout naturellement dans ce modèle plus flexible et plus stratégique, y voyaient une opportunité d’être soutenus différemment.

